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GuidesÉlectricien, installateur tertiaire

Électricien : automatiser les situations de travaux, les consuels et les relances

Les situations partent avec dix jours de retard parce qu'il faut reprendre l'avancement de chaque chantier. Et l'argent arrive dix jours plus tard.

Un électricien en tertiaire vit au rythme des chantiers et des situations mensuelles. Chaque fin de mois, il faut reprendre l'avancement de chaque affaire, retrouver les quantités réelles posées par les équipes, produire la situation, l'envoyer avant une date que le client impose, puis attendre. Entre-temps, un consuel à demander a été oublié jusqu'à ce que le client le réclame, et la saisie des factures dans la comptabilité a planté une fois sur trois.

Ce guide décrit ce qui se répète dans ce métier, ce qu'une automatisation prépare à votre place, ce qui reste votre décision, et la façon de démarrer avec EBP, Batigest, Pennylane ou un simple planning Excel.

Publié le 16 septembre 2026 · lecture 8 minutes · exemples types, données fictives

La situation du mois, préparée avant le 5Les quantités remontent des équipes, la situation est préparée par chantier, le conducteur de travaux relit et valide, le consuel à demander est signalé. Exemple type, données fictives.

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La fin de mois, vue du bureau

Le 28, le conducteur de travaux appelle chaque chef d'équipe pour connaître ce qui a été posé sur chaque chantier. Les réponses arrivent en deux ou trois jours, parfois sur un coin de plan. Le 3, les situations sont saisies dans le logiciel de devis, relues, envoyées. Le client les reçoit le 5 au mieux, souvent le 10 ou le 15 : chaque jour de retard décale le paiement d'autant, et la trésorerie de fin de mois se tend.

Sur un chantier terminé, le consuel n'a pas été demandé. Personne ne l'a oublié volontairement : la demande n'appartient à aucune étape du processus. Le client le réclame trois semaines plus tard, quand il a besoin de la mise en service.

Enfin, les factures sortent d'EBP et doivent entrer dans Pennylane. La réimportation échoue une fois sur trois, et l'assistante ressaisit à la main ce qui n'est pas passé.

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Ce qui se répète, et qui peut être préparé à votre place

Rien ici ne demande de remplacer votre logiciel de devis. Il s'agit de relier ce qui existe et de préparer, à date fixe, ce que quelqu'un fait aujourd'hui de mémoire.

  • Collecter l'avancement des équipes : chaque chef d'équipe reçoit, le 25, une liste des postes de son chantier à compléter depuis son téléphone ; les réponses arrivent au même endroit, sans appel.
  • Préparer la situation mensuelle : à partir des quantités remontées et du devis, la situation est préparée par chantier dans votre logiciel, prête à être relue.
  • Signaler le consuel à demander : dès qu'un chantier passe en « travaux terminés », la demande de consuel apparaît dans les tâches, avec les pièces à joindre.
  • Fiabiliser le passage vers la comptabilité : les factures sont contrôlées avant export (numéro, TVA, client) et les rejets d'import sont listés au lieu d'être découverts.
  • Relancer les situations non réglées : à l'échéance, un brouillon de relance est préparé pour chaque situation impayée, avec le montant et la date.
  • Rappeler les échéances : retenue de garantie à libérer, PV de réception à obtenir, DOE à remettre.

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Comment ça marche, concrètement

Le 25 du mois, un message part à chaque chef d'équipe avec la liste des postes de ses chantiers. Il répond depuis son téléphone : posé, en cours, pourcentage. Les réponses tombent dans un tableau que le conducteur de travaux voit en une fois, chantier par chantier, avec ce qui manque encore.

Le 1er, les situations sont préparées à partir de ce tableau et du devis, dans votre logiciel habituel. Le conducteur de travaux relit, corrige un pourcentage, valide. La situation part le 2, pas le 12.

En parallèle, chaque changement d'état d'un chantier déclenche les tâches qui vont avec : « travaux terminés » ouvre la demande de consuel et prépare le PV de réception ; « réception signée » lance le compte à rebours de la retenue de garantie. Tout est tracé : qui a validé, quand, et ce qui a été envoyé.

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EBP, Batigest, Pennylane, Excel : on part de ce que vous avez

EBP Bâtiment et Batigest sont les logiciels de devis et de situations les plus répandus chez les électriciens. Aucun des deux ne se connecte nativement à Pennylane ; on passe par des connecteurs tiers ou par des exports contrôlés. C'est exactement là que les rejets d'import apparaissent, et c'est là qu'un contrôle avant export fait gagner l'après-midi de ressaisie.

Le planning sur Excel, Google Workspace, un module de suivi d'avancement sur tablette abandonné faute de saisie par les équipes : on ne juge pas, on part de l'état réel. Si les équipes ne saisissent pas, on leur demande moins et plus simplement : trois questions le 25, depuis leur téléphone.

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Les règles du métier qu'une automatisation doit connaître

Repères vérifiés pour l'électricité du bâtiment, à jour en septembre 2026 :

  • Consuel : attestation de conformité nécessaire pour la mise en service d'une installation neuve ou rénovée ; la demande appartient à l'installateur, et elle s'oublie si aucune étape ne la porte.
  • Retenue de garantie : 5 % au plus dans les marchés privés, libérée après l'année de garantie de parfait achèvement.
  • Sous-traitance : attestation de vigilance URSSAF à exiger dès 5 000 € HT, valable six mois ; un tireur de câbles indépendant est un sous-traitant.
  • Facture électronique : réception obligatoire depuis le 1er septembre 2026, émission obligatoire pour les TPE et PME au 1er septembre 2027.
  • TVA réduite : mention directe sur le devis et la facture depuis février 2025, plus d'attestation séparée.

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Par où commencer

Pour un électricien en tertiaire, la tâche qui coûte le plus est presque toujours la situation mensuelle : elle bloque l'encaissement. C'est le premier chantier d'automatisation, et il se mesure en jours de retard.

  • Un échange de vingt minutes sur votre dernière fin de mois : combien de jours entre le 1er et l'envoi des situations, et pourquoi.
  • Un audit court : on suit une situation de la collecte de l'avancement jusqu'au paiement, on note chaque appel, chaque ressaisie, chaque attente.
  • Une première automatisation : la collecte de l'avancement le 25 et la préparation des situations le 1er, avec validation du conducteur de travaux.
  • Une mesure sur deux mois : date d'envoi des situations et délai de paiement, avant et après.

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Exemple type : une fin de mois chez un électricien tertiaire fictif

Aujourd'hui

  1. 1Le 28, le conducteur de travaux appelle trois chefs d'équipe ; deux répondent le lendemain, le troisième le 2.
  2. 2Le 6, les situations sont saisies et envoyées ; le client les reçoit le 8, le DSO dépasse 70 jours.
  3. 3Un chantier terminé le 15 attend son consuel ; le client le réclame le 8 du mois suivant.
  4. 4Les factures exportées vers la comptabilité échouent une fois sur trois ; l'assistante ressaisit.

Avec l'automatisation

  1. 1Le 25, chaque chef d'équipe reçoit ses postes à compléter ; les réponses sont là le 27.
  2. 2Le 1er, les situations sont préparées par chantier ; le conducteur de travaux relit et valide, elles partent le 2.
  3. 3Le chantier passé en « terminé » ouvre la demande de consuel le jour même, pièces jointes listées.
  4. 4Les factures sont contrôlées avant export ; les rejets sont listés, plus de ressaisie à l'aveugle.

Exemple type construit pour ce guide, données fictives. Le gain sur le délai de paiement dépend de vos clients et de vos contrats ; il se mesure chez vous, sur deux mois, avant tout chiffrage.

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Ce qui reste entre vos mains

  • Le pourcentage d'avancement facturé : proposé à partir des remontées, décidé par le conducteur de travaux.
  • La validation de chaque situation, facture et relance avant envoi.
  • La conformité de l'installation et la demande de consuel : signalée, jamais déposée à votre place.
  • La négociation avec un client qui conteste une situation.

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Questions fréquentes

Mes équipes ne saisissent rien sur tablette, ça a déjà été essayé. Pourquoi ça marcherait ?
Parce qu'on ne leur demande plus de saisir : on leur pose trois questions par chantier, une fois par mois, depuis le téléphone qu'ils ont déjà, et une réponse en texte libre suffit. Le module de suivi abandonné demandait une saisie quotidienne détaillée ; ce n'est pas le même geste.
Faut-il quitter EBP ou Batigest ?
Non. Les situations sont préparées dans votre logiciel, par connexion ou par import. Changer d'outil est une décision à part, jamais un préalable.
Le consuel peut-il être demandé automatiquement ?
La demande est préparée avec ses pièces et signalée dès que le chantier est terminé ; le dépôt reste fait par vous, parce qu'il engage votre responsabilité d'installateur.
Et si un client conteste une situation ?
C'est votre conversation, pas celle d'un programme. L'automatisation vous donne l'historique : quantités remontées, date d'envoi, relances. Elle n'envoie jamais de mise en demeure.
Combien de temps avant une première situation préparée automatiquement ?
Une fin de mois. L'audit se fait sur la précédente, la collecte se met en place pour la suivante, la mesure porte sur les deux d'après.

Et chez vous

Vingt minutes pour trouver la tâche qui vaut le coup en premier.

Vous décrivez votre semaine telle qu'elle est ; on repère ce qui se répète ; on vous dit franchement ce qui vaut la peine d'être automatisé et ce qui ne la vaut pas. Le diagnostic, s'il a lieu, est déduit de la mise en place.

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